Peinture : attention à la pollution intérieure
8/11/2009
Peinture attention à la pollution intérieure
 Si je vous dis « pollution », à quoi pensez-vous ? Sans doute à un
énorme embouteillage de voitures un samedi de départ en vacances, ou
peut-être à usine qui déverse de vilains produits chimiques dans une
rivière... mais peu d'entre nous associent le mot « pollution » à un
appartement douillet ou une jolie maison.
Et pourtant,
pourtant, la pollution s'y niche elle aussi : cela s'appelle la
pollution intérieure, et si elle est moins connue, elle n'en est pas
moins dangereuse.
En effet, de très nombreux produits qui se trouvent à l'intérieur des
habitations rejettent dans l'air des substances, appelées composés
organiques volatils, ou COV. Non seulement, ces substances ne sont pas
très amis de l'environnement puisqu'elles perturbent l'équilibre
chimique de l'atmosphère mais elles peuvent aussi être dangereux pour
la santé, provoquant notamment des problèmes respiratoires. Les
enfants, les femmes enceintes et les asthmatiques y sont
particulièrement vulnérables.
Alors, quels sont les produits
qui rejettent ces COV dans l'air ? Il y a la colle pour les meubles,
certains revêtements de sol, les détachants, les bombes aérosols mais
aussi la peinture. Et sur elle que nous allons nous concentrer
aujourd'hui.
Sachez que les peintures classiques contiennent
des pigments, qui peuvent être à base de métaux lourds, des résines, de
très nombreux additifs, et surtout elles contiennent des solvants,
comme le white-spirit ou l'acétone. Ces solvants à base d'hydrocarbures dégagent beaucoup de COV dans l'air de votre habitation.
Alors,
que faire ? Ne vous inquiétez pas, la solution ne consiste pas à vivre
dans une hutte dénuée de tout confort... Il s'agit simplement de faire
attention à vos choix en matière de peinture. Tout d'abord, bannissez
les peintures synthétiques dites « glycero » : ce sont elles qui
contiennent le plus d'hydrocarbures. Le moindre mal, c'est de choisir
des peintures à l'eau, dite acrylique, où une grande partie des
solvants est remplacés comme leur nom l'indique par de l'eau. Mais
sachez le, il reste tout de même des solvants, suffisamment en tout cas
pour ne pas être totalement inoffensives.
Vous pouvez alors vous tourner vers les peintures naturelles. En guise
de solvant, elles utilisent des essences végétales et de l'eau. Les
pigments sont généralement des oxydes minéraux, comme le fer, ou
végétaux comme la terre de Sienne. Avantage : ces peintures ne dégagent
pas ou très peu de COV. elles ne contiennent aucun dérivé pétrolier et
leur fabrication a beaucoup moins d'impact sur l'environnement que
leurs cousins tout plein de produits chimiques.
Mais ces
peintures naturelles sont bien sûr plus chères, et souvent 10 à 15
euros par litre, et elles ne sont pas toujours très faciles à trouver.
Beaucoup de grandes surfaces de bricolage n'en proposent pas ou très
peu. Tournez vous donc vers Internet ou les magasins spécialisés.
Sachez également que l'application peut s'avérer un peu moins simple et
le temps de séchage un poil plus long.
Que faire, enfin, si
les murs de votre habitation sont déjà recouverts de peinture classique
? Eh bien, il n'y a qu'un seul moyen de limiter l'impact des composés
organiques volatils : il faut aérer tous les jours, toutes les pièces,
quelque soit la saison, durant au moins une dizaine de minutes.
Tags : Peinture pollution interieure COV
Catégorie : Truc et Astuce - a la maison
Et si nous réduisions notre consommation de viande ?
8/11/2009
Et si nous réduisions notre consommation de viande ?
 Comment faire pour baisser l'impact de notre alimentation sur notre
environnement ? Privilégier les produits bio, acheter des fruits et
légumes de saison qui n'ont pas traversé la moitié de la planète en
avion... mais aussi manger moins de viande. Je sais, c'est un message
difficile à faire passer auprès de nous autres Français, grands
amateurs de boeuf bourguignon, de steack au poivre ou de blanquette.
Mais c'est sans nul doute un point très important.
Car la production de la viande, surtout celle de boeuf, rejette
énormément de méthane dans l'air, l'un des plus dangereux gaz à effet
de serre. Elle consomme beaucoup d'eau, des produits chimiques comme
les pesticides ou les hormones que l'on donne aux animaux pour grandir
plus vite... et enfin, la production de viande nécessite une surface
agricole très importante : pour produire 1 kg de viande, il faut 4 à 5
kg de céréales ou de grain. Conséquence : un hectare de terre planté de
carottes ou de riz suffit à nourrir 10 personnes, tandis qu'un hectare
de terre utilisé pour produire de la viande nourrit seulement 1 à 2
personnes.
Autant d'arguments qu'il faut prendre en compte
s'il l'on souhaite avoir une consommation durable. Mais attention,
cette chronique n'a absolument pas pour objectif de vous convaincre de
renoncer définitivement au rôti du dimanche. Devenir végétarien
implique en effet une grande motivation et une certaine sensibilité à
la cause animale, ce que nous avons pas tous.
Cette
chronique souhaite tout simplement informer ceux qui hésitent à
franchir le pas, ceux qui voudraient limiter leur consommation de
viande et qui ont peur d'avoir des carences ou qui ne savent pas par
quoi la remplacer.
Tout d'abord, le moindre mal est de
remplacer aussi souvent que possible la viande rouge au profit de la
viande blanche, qui rejette moins de gaz à effet de serre. Ensuite
préférez la viande bio qui produite sans engrais chimiques, sans
pesticides et sans hormones.
Enfin, sachez si que nous avons
tous besoin de protéines et de fer, nul d'entre nous n'a besoin de
consommer chaque jour, voire à chaque repas, de la viande.
En effet, on trouve également des protéines dans les oeufs, le lait ou
encore le fromage. Mais aussi, dans de très nombreux aliments non issus
des animaux : cela s'appelle les protéines végétales et dans l'idéal,
nous devrions en consommer autant que de protéines animales, ce qui
n'est pas le cas.
L'aliment qui en contient le plus, c'est
le soja. A consommer sous forme de farine, de lait ou encore de tofu,
qui est une sorte de pâte qui a assez peu de goût mais que l'on peut
facilement cuisiner.
Les deux autres sources de protéines
végétales, ce sont les céréales, complètes évidemment, comme le blé, le
quinoa, l'épeautre ou le riz, et les légumineuses, comme les haricots
secs, les lentilles ou encore les pois chiches.
La meilleure
association, pour ne pas avoir de carences en protéines et en fer, est
de consommer à chaque repas un aliment riche en protéines végétales et
un en protéines animales. Cela peut être des pâtes au gruyère par
exemple. Ou bien associer une céréale et une légumineuse. Une
association connue depuis des millénaires à travers le monde :
remarquez ainsi qu'on sert en Amérique du Sud du riz avec des haricots
rouges et au Maghreb de la semoule avec des pois chiches. Si vous
ajoutez à votre alimentation des laitages, des légumes verts et des
fruits, vous aurez tout bon. Ce régime a fait ses preuves depuis très
longtemps et il ne tient qu'à nous, Occidentaux fans de côtelettes, de
revenir – un peu – à ces bonnes habitudes...
Tags : reduir consommation viande
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Yaourts, pain, smoothies : adoptez la mode du fait-maison !
8/11/2009
Yaourts, pain, smoothies : adoptez la mode du fait-maison !

Pétrir son pain dans sa cuisine… Concocter ses propres yaourts… Il y a
quelques temps encore, voilà qui était aussi ringard que de
confectionner des nappes au crochet. Avouer que vous possédiez une
machine à pain vous valait une réputation de Tatie Jeannette un peu
vieux jeu. Une époque pour le moins révolue : aujourd'hui, le fait
maison est furieusement tendance et toute fashionista qui se respecte
se doit de fabriquer ses propres jus de fruits dans son mixeur… ou
plutôt comme on dit aujourd'hui dans les magazines féminins, ses
propres smoothies dans son blender.
Alors, évidemment, l'idée n'est pas de tomber dans toutes les tendances
qui se présentent, mais avouons que celle-ci n'a que du bon :
économique, écologique et bon pour la santé, le fait-maison n'a que des
avantages.
Prenons tout d'abord le cas des yaourts maison.
Rien de plus facile. On peut faire des yaourts en cocotte minute ou au
four mais le mieux est d'acquérir une yaourtière, vendue en grande
surface et d'occasion sur Internet entre 30 et 50 euros. Il suffit de
mélanger un litre de lait et un yaourt, pour les ferments, de remplir
les pots en verre, de les mettre dans la yaourtière et c'est parti pour
8 heures à 12 heures de cuisson. Pas besoin de surveiller, la machine
s'arrête quand nécessaire. Pour des yaourts plus onctueux, mieux vaut
utiliser du lait entier - bio bien sûr - et ajouter quelques cuillères
de lait en poudre. Ensuite, on ajoute ce qu'on veut : confiture, sucre,
extrait de vanille, morceaux de fruits ou miel… C'est inratable,
délicieux, ça coûte deux fois moins cher que les yaourts du commerce et
il n'y a pas de déchets. En revanche, sachez qu'ils se conservent moins longtemps que les yaourts du commerce, puisqu'il n'y a pas de conservateurs.
Même
principe pour la machine à pain. L'appareil est un peu plus cher à
l'achat, entre 40 et 150 euros et un peu plus encombrant, il faut bien
l'avouer. En revanche, l'utilisation est tout aussi facile. Il suffit
d'avoir farine - complète et bio dans l'idéal - du sel et de la levure
de boulanger. La machine se charge ensuite du reste. Le coût de revient
est moins important, vous pouvez choisir des farines plus riches et
plus variées que la farine blanche raffinée habituellement utilisée
dans les baguettes du commerce.
Autre avantage : vous pouvez doser le sel ce qui est utile notamment pour les personnes souffrant d'hyper tension.
Les
yaourts et le pain maison : vous êtes sur la bonne voie ! Mais vous
pouvez également aller plus loin et faire vos glaces et sorbets
vous-mêmes. Comptez entre 40 et 80 euros pour une sorbetière. Vous
pouvez choisir vos parfums, doser vous-même le sucre, et bien sûr
réaliser des produits dépourvus des édulcorants, parfums de synthèse et
autres sympathiques additifs que l'on retrouve dans les glaces du
commerce.
Terminons enfin par les fameux smoothies. Ces
yaourts fouettés réalisés avec des fruits mixés, de la glace pilée et
du lait ou du yaourt sont très tendance. Il est vrai qu'ils sont
réalisés à base d'ingrédients sains et peu caloriques et sont bourrés
de vitamines. Une bonne raison de les adopter tout comme, plus
simplement, les jus et autres cocktails de fruits. Selon ce que vous
comptez faire, équipez-vous d'un presse-agrumes, d'un mixeur ou encore
d'un blender, entre 30 et 90 euros. Et vous pourrez oublier une fois
pour toutes l'insipide goût du jus de fruits chimique dans sa vilaine
bouteille en plastique...
Tags : Yaourts pain smoothies fait maison
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Labels cosmétiques : comment s'y retrouver ?
8/11/2009
Labels cosmétiques comment s'y retrouver ?

On en a tous forcément vu une au moins une fois... Vous savez, une de
ces pubs avec une jeune femme toute nue, pas vilaine la plupart du
temps, qui se savonne ou qui se met de la crème sur fond de musique
zen, juste avant que la voix off ne vante les mérites de ce produit
naturel fabriqué sans conservateur rien qu'avec des algues. Des algues
souvent bien entourée de produits issus du pétrole... mais ça la pub se
garde bien de nous le dire.
Car s'il y a un domaine où le bio est en pleine expansion, c'est bien
la cosmétique. Et difficile de s'y retrouver tant les marques jouent
sur les mots et sur les appellations pour nous faire croire que leur
crème qui fait les mains toutes douces est des produits verts...
vendues à un prix pas vraiment tout doux, lui en revanche.
Comment
alors faire pour éviter de nous tartiner de produits issus de la
pétro-chimie ou de molécules potentiellement cancérigènes tout ne
tombant pas dans l'arnaque ? Pas facile puisqu'il faut au moins un
diplôme de chimiste pour déchiffrer la composition de nos produits et
puisqu'il est impossible de compter sur le fameux logo AB, qui ne
concerne que l'alimentation. Dans la cosmétique, sachez-le, il n'existe
pas de label public garantissant un produit 100% bio, mais une
multitude de labels et certifications privés qui ne garantissent pas
tous la même chose.
Je vous propose donc d'examiner en détails quelqu'uns d'entre eux.
Il y a tout d'abord Ecocert : il s'agit d'un organisme français de certification.
Il prévoit que 95% des ingrédients présents dans le produit soient
d'origine naturelle, mais attention, seul 10% des ingrédients doivent
être bio. Les parfums de synthèse, les colorants de synthèse et les
silicones sont interdits.
Il y a également les deux labels CosméBio
(vert) et CosmétoBio Eco (bleu)… Tous deux sont décernés par une
association d'entreprises et garantissent la présence de 95%
d'ingrédients d'origine naturelle dans les produits... Pas de matière
issue de la pétrochimie, pas de colorant de synthèse et une préférence
pour les emballages recyclables.
Seule différence entre les deux, le pourcentage d'ingrédients bio dans
le produit : 5% pour le label Cosméto Eco contre 10% pour le label
Cosméto Bio.
Vous pouvez également vous tourner vers le
label BIDH : il s'agit d'un label allemand, certifié par un organisme
indépendant, c'est l'un des plus anciens en Europe, et il est très
rigoureux : pas de produit issu de la pétrochimie, pas de OGM, pas de
matière qui nécessite la mort d'un animal.
Enfin, il y a Nature et Progrès ,
une fédération qui regroupe agriculteurs, consommateurs et
distributeurs… C'est le seul label qui promette 100% d'ingrédient bio…
Il n'utilise aucune molécule chimique de synthèse… et sa production se
veut respectueuse de l'environnement…
Pour terminer, sachez
que nous avons la possibilité de remplacer une partie de nos produits
de beauté par des équivalents plus naturelles, comme le rhassoul ou les
eaux florales, nous y reviendrons en détails dans de prochaines
chroniques...
Tags : Label cosmetique
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
Efficace, inoffensif et naturel : adoptons le déodorant bio
8/11/2009
 Des sels d'aluminium, du paraben, du phénoxyethanol… Voilà la liste non
exhaustive de ce que l'on trouve dans la plupart des déodorants ou des
anti-transpirants achetés dans le commerce. Autant de substances fort
peu naturelles et nocives à notre corps comme à notre planète…
Beaucoup
d'entre nous le savent déjà… Mais comment faire ? Pas question de
laisser l'eau et le savon de Marseille veiller seuls à la bonne odeur
de nos aisselles… Nous autres écolos du 21ème siècle avons envie de
produits naturels mais on voudrait bien nous aussi comme dans la pub
pouvoir débarquer dans une soirée en robe blanche, les bras levés et
les aisselles fraîches et éblouir tous les hommes de l'assemblée! Ou
bien, tout simplement, ne pas être obligées de marcher les bras collés
contre le corps quand on rentre d'une dure journée de travail de peur
de faire défaillir nos compagnons de métro…
La solution existe, rassurons-nous : de plus en plus de marques bio proposent en effet des déodorants naturels.
Premier avantage : ils ne contiennent pas de sels d'aluminium. Ces sels
bouchent les glandes sudoripares, ce qui a pour effet de bloquer le
processus naturel de la transpiration. Le corps n'apprécie que
moyennement, il faut bien le dire. Les sels d'aluminium ont aussi été
accusés de provoquer des cancers du sein chez les utilisatrices, ce qui
a été démenti par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé. En tout cas, ils sont absents des déodorants bio, qui se
contentent eux de neutraliser les odeurs sans modifier le
fonctionnement normal du corps.
Dans les déodorants bio,
vous ne trouverez pas non plus de parabènes ou de phénoxyethanol. Ces
conservateurs suspectés d'être nocifs sont remplacés par des
équivalents naturels.
Que de bonnes raisons d'adopter un déo naturel.
Mais comme le monde est loin d'être parfait, celui-ci a deux défauts :
tout d'abord, il est nettement plus cher que son équivalent
traditionnel. Ensuite, certaines utilisatrices le jugent moins
efficace, surtout en cas de grosse transpiration.
Si vous
n'êtes pas convaincue, sachez qu'il y a des alternatives. Pensez tout
d'abord à la pierre d'Alun. Cette pierre translucide est 100%
naturelle. Appliquée sur la peau humide, elle resserre les pores et
neutralise les odeurs.
Contrairement aux sels d'aluminium, elle ne pénètre pas dans la peau,
ce qui la rend inoffensive. Autre avantage, elle est très économique :
une pierre de 60g dure environ un an. Attention en revanche aux
contrefaçons. En Asie sont fabriquées des pierres d'Alun synthétiques.
La vraie porte l'inscription « Potassium Alun », la fausse « Ammonium
Alun ».
Pour terminer deux recettes toutes simples. Sachez
que le bicarbonate de soude est lui aussi très efficace contre les
mauvaises odeurs et sans risques pour la peau. Et il est sans le
déodorant le moins cher existant ! Seul inconvénient, le bicarbonate de
soude colore les aisselles de blanc… ce qui peut être un peu embêtant
pendant l'été !
Enfin, le talc a parmi ses nombreuses
propriétés de limiter la transpiration. Pour plus d'efficacité, on peut
lui ajouter de la poudre de sauge.
Tags : deodorant bio
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
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