Faut-il avoir peur des ampoules basse consommation ?
8/11/2009
Faut-il avoir peurdes ampoules basse consommation ?
 Le compte à rebours est lancé : d'ici 2012, les ampoules à
incandescence, qui nous ont éclairé pendant de si nombreuses années
vont disparaître des rayons de nos supermarchés. Décision de Bruxelles,
qui leur préfèrent les ampoules fluocompactes ou basse consommation.
La raison, vous la connaissez sans doute : c'est que ces ampoules
consomment 4 à 6 fois moins d'électricité que les bonnes vieilles
ampoules à filament.
Une ampoule nouvelle génération de 20 watt éclaire aussi bien qu'une
traditionnelle de 100 watt, tout en consommant moins d'énergie. Autre
avantage, les ampoules fluocompactes ont une durée de vie bien
supérieure : elles éclairent 8,000 à 10,000 heures environ avant de
rendre l'âme.
Conséquence : selon l'Agence Internationale de
l'Energie, 470 millions de tonnes de CO2 pourraient être économisés
chaque année si le monde passait à la lampe basse consommation.
Celle-ci
semble donc remplir tous les critères pour devenir LE produit écolo par
excellence. Et pourtant, pourtant, ce n'est pas aussi simple... Les
ampoules basse consommation sont très critiquées. Difficile de savoir
dans quelle mesure ces critiques sont justifiées. Faisons le tour de la
question.
Premier inconvénient, le plus terre-à-terre sans
doute, ces ampoules coûtent très chères : 4 à 8 fois plus que les
ampoules classiques. Comme elle dure plus longtemps, ce surcoût est rapidement annulé. Considérons donc leur achat comme un investissement.
Deuxième
inconvénient, moins facilement contournable, celui-là : les ampoules
fluocompactes contiennent du mercure. A fortes doses, celui-ci peut
affecter les reins ou encore le foie. Sachez cependant que la quantité
est très faible : 0,005% du poids de la lampe, mais ce n'est guère
écolo il faut bien l'avouer. Il n'y a pas de danger pour la santé, mais
par mesure de précaution, si vous brisez une ampoule, lavez-vous bien
les mains après avoir touché le verre et aérez la pièce. Le plus
important reste de ne surtout pas considérer l'ampoule comme un déchet
classique.
Il faut absolument la ramener au point de vente ou dans un conteneur spécial.
Dernier
inconvénient et non des moindres : les ampoules nouvelle génération
émettent des rayonnements électromagnétiques. Plusieurs études l'ont
montré, dont celle du Comité scientifique des risques sanitaires
émergents et nouveaux. Cela alimente beaucoup de craintes, et les avis
sont partagés sur les dangers de rayonnements sur notre santé. En 2007,
le Centre de recherche et d'information indépendantes sur les
rayonnements électromagnétiques avait déconseillé l'usage des ces
ampoules dans les lampes de chevet ou de bureau, qui sont trop proches
de l'utilisateur. D'autres chercheurs tempèrent cette mise en garde,
rappelant que la plupart des appareils électriques que nous utilisons
émettent des rayonnements eux aussi et qu'il n'est absolument pas
prouvé qu'il y a un réel risque pour la santé.
Comme les
téléphones portables, les ampoules basse consommation sont donc l'objet
d'un vaste débat. Il sera pourtant difficile dans quelques années de
s'en passer. En attendant que la lumière soit faite sur les risques
réels ou que les ampoules basse consommation évoluent, mieux vaut sans
doute être attentifs à la puissance des ampoules (inutile de les
prendre plus fortes que nécessaire), ne pas les laisser allumées
inutilement et éviter qu'elles soient trop proches de vous.
Tags : peur ampoules basse consommation
Catégorie : Truc et Astuce - a la maison
Les huiles alimentaires : comment les choisir, comment les recycler ?
8/11/2009
Les huiles alimentaires, comment les choisir ? comment les recycler ?
 Elle est à l'été ce que la soupe est à l'hiver : un aliment de base,
dont on pourrait difficilement se passer... L'huile est partout, sur
les tomates-mozzarella du pique-nique, sur la salade fraîcheur du
dimanche midi ou encore dans la marinade du poisson. Et je ne vous
parle même pas des frites ou des chichis vendus en bord de mer...
Evidemment, mieux vaut tout d'abord ne pas en abuser.
Je ne vous apprends rien en disant que l'huile n'est pas l'aliment le plus diététique de la terre, loin s'en faut.
Mais
il faut surtout apprendre à bien la choisir car toutes les huiles ne se
valent pas. Bien plus que leur origine, olive, colza ou tournesol, qui
est avant tout une affaire de goût, ce qui importe c'est leur procédé
de fabrication. Il y a en gros deux manières de faire de l'huile : par
pression mécanique ou par réaction chimique.
Cette dernière,
vous allez voir, n'est pas très engageante. Il s'agit de chauffer les
fruits ou les graines à très haute température, plus de 1000 degrés,
pour ensuite les traiter chimiquement avec notamment de l'hexane, un
solvant d'origine pétrolière avant de raffiner cette huile, c'est à
dire désodoriser, décolorer ou encore filtrer. Evidemment, tous ces
sympathiques procédés ne sont pas sans conséquence : ils altèrent la
composition de l'huile, diminuant la part des composants bénéfiques,
comme les anti-oxydants, la vitamine E ou les oméga 3 et ajoutant des
acides gras trans, très néfastes pour la santé.
Pour
l'éviter, un seul mot d'ordre, choisir les huiles vierges ou vierges
extra, obtenues par pression des fruits à froid. Elles ne subissent
aucun traitement et ne comportent pas d'additifs. Ses qualités
nutritionnelles et son goût sont donc préservés. On peut évidemment
aller encore plus loin et acheter de l'huile vierge bio et/ou commerce
équitable. On en trouve de plus en plus dans les rayons.
Une
fois achetée, une fois consommée, reste à savoir ce que l'on doit faire
des résidus d'huile : reste de vinaigrette, huile de friture, huile des
sardines ou du thon en boîte...
Sachez qu'il ne faut sous aucun prétexte les jeter dans l'évier ou dans
les toilettes. Cela a pour conséquences tout d'abord de boucher les
canalisations, puisque l'huile et l'eau ne se mélangent pas, mais aussi
de diminuer la capacité de traitement des stations d'épuration et de
polluer durablement l'eau. Un litre d'huile se répandra ainsi en
goutelettes sur 1,000 metres carrés d'eau.
Le moindre mal,
c'est de jeter les toutes petites quantités d'huile à la poubelle. Pour
les quantités plus importantes, vous pouvez apporter l'huile usagée à
la déchetterie ou aux conteneurs spécialisés. De plus en plus de villes
en possèdent. Quant aux bouteilles d'huile, en verre mais aussi en
plastique, elles sont recyclables. Depuis 3 ans, en effet, le plastique
et les corps gras peuvent être séparés pendant le processus de
recyclage.
Tags : huiles alimentaires choisir recycler
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Quelle crème solaire choisir ?
8/11/2009
Quelle crème solaire choisir ?

A moins d'avoir choisi de passer l'été dans une grotte humide ou à
l'ombre de votre ordinateur, vous en aurez sans doute besoin. Pour un
week-end à la montagne ou pour un séjour aux Tropiques, la crème
solaire est en effet l'accessoire indispensable de tout vacancier qui
tient à sa peau. Mais la crème solaire classique, celle
dont nous nous tartinons le corps depuis l'époque des pâtés de sable,
est de plus en plus critiquée.
Pour le comprendre, il faut tout d'abord savoir que ces crèmes
transforment les rayons UV qui pénètrent dans la peau en rayons
non-nocifs. Pour cela, elles contiennent des filtres synthétiques, à
base de produits issus de la pétrochimie et de conservateurs de
synthèse. Autant de produits accusés de provoquer des allergies voire
des dérèglements hormonaux. Sans compter que la crème
solaire, utilisée par litres entiers par les touristes sur les plages,
se retrouve dans la mer. Et cela a des conséquences sur
l'environnement : les filtres chimiques sont en effet accusées de
détruire par exemple les micro-algues, indispensable à la vie des
coraux. Autant de raisons de considérer avec bienveillance les crèmes solaires bio, même si elles ne sont pas exemptes de tout défaut.
Sachez que ces crèmes ne fonctionnent pas sur le même principe que les
non-bio : ce ne sont pas des filtres, mais des écrans. Les rayons ne
sont pas donc neutralisés, ils sont réfléchis et ne pénètrent pas dans
la peau. Pour cela, les crèmes bio possèdent des écrans minéraux
d'origine naturelle comme le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc. Des
micro-pigments qui n'ont pas d'effet secondaire connu, qui ont une
efficacité de longue durée, mais un inconvénient de taille : ils
forment sur la peau une couche blanche… pas vraiment très esthétique,
il faut bien l'avouer...
Certaines marques bio ont bien tenté de limiter cet effet « peau
blanche » en insérant dans leurs crèmes des nanoparticules. Mais vous
le savez sans doute, ces particules ultra fines, utilisées aussi bien
dans les cosmétiques que dans les pneus, sont très contestées. Leurs
effets sur la santé sont encore mal connus, mais de nombreuses
associations prônent la prudence. Difficile de savoir quels crèmes bio
en possèdent, puisque ce n'est généralement pas indiqué. Sachez
cependant que les produits certifiés Ecocert n'en contiennent pas. Vous
l'aurez compris, le produit parfait, celui qui nous protègera
parfaitement des rayons, qui ne sera pas soupçonné d'avoir des effets
secondaires, et qui laissera notre peau toute belle, n'existe pas
encore… En attendant, chacun se fera son opinion… sans oublier que la
meilleure protection reste de ne pas s'exposer… surtout en 11h et 16h.
Tags : creme solaire choisir
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
Vendez, donnez, troquez : offrez une seconde vie aux objets !
8/11/2009
Vendez, donnez, troquez, offrez une seconde vie aux objets !
 Si je vous dis « vêtement d'occasion »… il y a de fortes chances pour
que cela vous évoque un vieux manteau poussiéreux déniché dans une
friperie… Une perspective peu réjouissante, je vous l'accorde, mais qui
est bien éloignée de la réalité. Acheter des objets de seconde main,
comme on dit, n'est pas vraiment encore entré dans nos habitudes de
grands consommateurs… Et pourtant : offrir une seconde vie à un
vêtement dont on ne veut plus, acheter un meuble d'occasion à sa
voisine plutôt que de le faire venir neuf de l'autre côté de la
planète, c'est non seulement économique, mais c'est aussi bien sûr
écologique.
Ces dernières années, sur Internet, de très nombreux sites d'occasion,
de troc voire de dons ont fait leur apparition C'est parti pour une
petite revue de web.
Il y a bien sûr le roi de la revente,
le géant Ebay, que tout le monde connaît. Mais il y a aussi des sites
moins connus, souvent spécialisés dans un type de biens. Sur 2ememain.be , par exemple, vous trouverez de tout, mais surtout beaucoup de vêtements. De son côté, coinbebe.com
est spécialisé comme son nom l'indique dans les vêtements et le
matériel pour les jeunes enfants. C'est un peu le royaume virtuel de la
poussette. Dans un tout autre genre, il y a zepass.com
: ce site est spécialisé dans la revente de billets de train, des
billets non échangeable et non remboursable que les annonceurs
proposent à des prix très attractifs, souvent 30% de moins par rapport
au prix de base. Sur le site, vous trouverez aussi des billets de concerts ou encore de matchs de foot.
Voilà
donc pour les achats d'occasion. Mais la sphère Internet rééactive
également un tout autre mode d'échange, plus ancestral celui-là : le
troc. Une robe contre une paire de chaussures, une table contre une
perceuse : tout ou presque est possible. ça se passe sur le site beebarter.com et digitroc.com
Et puis, il y a aussi tout simplement ceux qui décident de donner plutôt de vendre, de donner plutôt que de jeter...
Une démarche souvent réalisée dans l'idée de rendre ce monde un peu
plus solidaire, de limiter le gaspillage et de développer une
consommation durable. Pour trouver des gens prêts à offrir à ceux qui
en ont besoin un canapé ou des livres, rendez vous sur gooduse.org , bondebarras.org , recupe.net ou encore donnons.org .
Attention, les annonceurs sont souvent très vigilants et ne donneront
pas leurs objets à des gens soupçonnés de vouloir ensuite les revendre.
Quant aux objets abîmés dont vous ne voulez plus, vous pouvez
les confier à une Ressourcerie. Il en y a une cinquantaine en France,
principalement dans le nord et le sud-est du pays. Ce réseau s'est
donné pour but de collecter des objets destinés à la poubelle - ça va
du vieux vélo aux piles de journaux - pour leur offrir une seconde vie,
en leur réparant ou en réemployant la matière première pour fabriquer
autre chose. Allez découvrir ce concept sur ressourcerie.fr .
Tags : Vendez donnez troquez seconde vie aux objets
Catégorie : Truc et Astuce
Sucre et sel : halte aux produits raffinés !
8/11/2009
Sucre et sel,halte aux produits raffinés !
 Ce sont des produits que l'on consomme tous les jours, sans vraiment se
poser la question de leur production : le sucre et le sel... Rien de
plus naturel, me direz-vous, que de servir au moment du café de beaux
morceaux de sucre bien réguliers, d'une blancheur immaculée... tout
comme il ne vous viendrait peut-être pas à l'idée de mettre sur la
table, quand belle-maman vient dîner, autre chose qu'une salière pleine
d'un joli sel bien blanc qui ne fait pas de grumeaux.
Eh bien, c'est effectivement très élégant, mais ce n'est pas du tout,
mais alors pas du tout naturel. Pour ressembler à ça, le sucre et le
sel ont subi tout plein de traitements chimiques. Cela s'appelle le
raffinage. Pour le sucre, par exemple, le produit est broyé, trempé
dans l'eau, traité à la chaux éteinte, clarifié, décoloré et raffiné.
Quant au sel, il est lui aussi traité chimiquement et des additifs sont
ajoutés pour qu'il ne s'humidifie plus au contact de l'air.
De sympathiques opérations, donc, qui ont un autre désavantage de taille : le sel raffiné n'a plus aucun oligo-élements, le sucre raffiné n'a plus ni vitamines ni minéraux.
Heureusement, il est de plus en plus facile de trouver du sucre et du sel à l'état brut, sans modifications chimiques.
Le
sucre tout d'abord : sachez qu'à l'état non raffiné vous ne trouverez
pas de sucre de betterave, car les résidus de la plante ont mauvais
goût. Il faut donc vous tourner vers le sucre de canne. Il en
existe plusieurs sortes. Le plus naturel, c'est le sucre qui possède
encore intégralement sa mélasse, le sirop qui est justement retiré au
cours du raffinage. Le jus de canne est donc tout simplement séché.
Cela donne du sucre rapadura ou bien du sucre roux complet, s'il est
cristallisé. Ce sont les plus riches en vitamines. Ensuite il y a le
sucre partiellement débarrassé de sa mélasse. Il est un peu moins fort
en goût. On l'appelle le sucre roux véritable. Il y également le sucre
de canne blond, encore plus doux...
Attention à ne tomber dans l'arnaque : vous vous promenez au
supermarché et vous apercevez un joli sucre roux... Il y a beaucoup de
chances que celui-ci ne soit qu'un sucre blanc raffiné coloré au
caramel... et que l'on vous vendra évidemment beaucoup plus cher ! Pour
éviter tout problème, tournez vous vers les produits bio ou commerce
équitable.
Vous pouvez aussi remplacer le sucre par du miel
ou par des sirops. Il y a le sirop d'érable que l'on connaît bien mais
aussi le sirop d'agave. L'agave, c'est un cactus originaire du Mexique
et son jus a un pouvoir sucrant très important tout en ayant un index
glycémique beaucoup plus faible que le sucre.
Du côté du
sel, c'est le même principe : préférez le le moins transformé
possible... vous avez le choix entre le sel gris marin et la fleur de
sel. Evitez là aussi l'arnaque qui consiste à vendre du sel blanc
raffiné enrichi en oligo-élements. C'est plus cher et c'est
complètement inutile, puisque tous ces oligo-élements se trouvent
naturellement... dans le sel non raffiné.
Tags : Sucre sel produits raffines
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
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