Le poisson, victime de son succès
9/11/2009
Le poisson, victime de son succès

Souvenez-vous, c'était il y a quelques années… A l'époque, le mot «
poisson » nous évoquait au mieux la sole meunière préparée par mamie le
dimanche midi, au pire les sardines huileuses servies à la cantine. Le
poisson a longtemps été un aliment mal aimé, consommé surtout le
vendredi et qu'on était prêt à sacrifier sans un regret si jamais une
entrecôte passait à portée de main...
Tout cela a bien changé. Le poisson a gagné ses lettres de noblesse.
84 millions de tonnes en sont consommées chaque année dans le monde entier, contre seulement 20 millions en 1950. L'engouement
pour la cuisine asiatique y est bien sûr pour beaucoup, sans compter
qu'on vante de plus en plus les bienfaits du poisson : pauvre en
graisse, riche en vitamines, en protéines et en oligo-éléments.
Eh
bien, voyez-vous, le poisson n'en demandait pas tant... Lui, il
aimerait bien sans doute barboter un peu plus longtemps avec ses
congénères, histoire notamment d'assurer sa reproduction avant de se
retrouver dans votre four, thermostat 6, entre deux brins de fenouil.
Mais ce n'est souvent pas le cas. Résultat : les océans se dépeuplent
dramatiquement, et de nombreuses espèces sont en voie de disparition.
Le
plus emblématique, c'est le thon rouge de Méditerranée. Eh oui, ce
succulent thon rouge, qui finit 7 fois sur 10 en sushis. Sa disparition
pourrait être effective d'ici une poignée d'années.
En voie
d'extinction également, le lieu, la sole, l'espadon, le flétan, le
carrelé ou encore la morue, plus connue sous le nom de cabillaud.
Eh oui, même en consommant d'inoffensifs poissons panés rectangulaires,
on contribue à la disparition d'une espèce. Le stock de cabillaud a été
divisé par 5 en 20 ans.
Passons maintenant au saumon. Il
est bien loin le temps où des saumons bien dégourdis sautaient par
millions dans nos rivières. Aujourd'hui, le saumon sauvage se fait de
plus en plus rare. Quant au saumon d'élevage, sachez qu'il est
nourri à la farine de poisson et nourri de colorants pour le rendre
bien rose… Choisissez donc plutôt le saumon d'élevage bio. Il est
certes plus cher, mais son goût est absolument incomparable.
Que
dire maintenant de ces poissons exotiques, qui ont fait leur apparition
ces dernières années chez nos poissonniers ? Ils ont de jolis noms,
bien poétiques : perche du Nil, panga...
mais cachent une réalité pas vraiment rose. Le Panga par exemple
est un poisson produit à l'échelle industrielle au Vietnam depuis une
dizaine d'années. Comme l'animal ne se reproduit pas naturellement en
captivité, les éleveurs lui injectent des hormones de femme enceinte.
Le panga est ensuite nourri de déchets de poisson avant de traverser la
moitié de la planète en avion pour venir dorer dans votre poële. Pas
très écolo, tout ça… Quant à la Perche du Nil, rendue célèbre par
le film Le cauchemar de Darwin, son impact sur les économies locales
africaines peut être discuté, mais on ne peut pas nier en revanche les
ravages de cette espèce invasive sur la biodiversité ni le coût carbone
de son transport en France.
Alors, que faire, que choisir ?
Il y a, rassurons-nous, encore des poissons dont les stocks sont
abondants. Pas de problème pour la Sardine, l'églefin, le bar, le
hareng, le merlan, le lieu noir, le maquereau, le rouget barbet, la
raie ou encore le thon.
Le tout évidemment est d'en avoir
une consommation raisonnée… d'éviter les filets tout préparés, au
profit des poissons entiers et de les choisir de bonne taille pour ne
pas cautionner la pêche des jeunes poissons, qui a un effet désastreux
sur la reproduction des espèces.
Tags : poisson victime succes
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Les huiles alimentaires : comment les choisir, comment les recycler ?
8/11/2009
Les huiles alimentaires, comment les choisir ? comment les recycler ?
 Elle est à l'été ce que la soupe est à l'hiver : un aliment de base,
dont on pourrait difficilement se passer... L'huile est partout, sur
les tomates-mozzarella du pique-nique, sur la salade fraîcheur du
dimanche midi ou encore dans la marinade du poisson. Et je ne vous
parle même pas des frites ou des chichis vendus en bord de mer...
Evidemment, mieux vaut tout d'abord ne pas en abuser.
Je ne vous apprends rien en disant que l'huile n'est pas l'aliment le plus diététique de la terre, loin s'en faut.
Mais
il faut surtout apprendre à bien la choisir car toutes les huiles ne se
valent pas. Bien plus que leur origine, olive, colza ou tournesol, qui
est avant tout une affaire de goût, ce qui importe c'est leur procédé
de fabrication. Il y a en gros deux manières de faire de l'huile : par
pression mécanique ou par réaction chimique.
Cette dernière,
vous allez voir, n'est pas très engageante. Il s'agit de chauffer les
fruits ou les graines à très haute température, plus de 1000 degrés,
pour ensuite les traiter chimiquement avec notamment de l'hexane, un
solvant d'origine pétrolière avant de raffiner cette huile, c'est à
dire désodoriser, décolorer ou encore filtrer. Evidemment, tous ces
sympathiques procédés ne sont pas sans conséquence : ils altèrent la
composition de l'huile, diminuant la part des composants bénéfiques,
comme les anti-oxydants, la vitamine E ou les oméga 3 et ajoutant des
acides gras trans, très néfastes pour la santé.
Pour
l'éviter, un seul mot d'ordre, choisir les huiles vierges ou vierges
extra, obtenues par pression des fruits à froid. Elles ne subissent
aucun traitement et ne comportent pas d'additifs. Ses qualités
nutritionnelles et son goût sont donc préservés. On peut évidemment
aller encore plus loin et acheter de l'huile vierge bio et/ou commerce
équitable. On en trouve de plus en plus dans les rayons.
Une
fois achetée, une fois consommée, reste à savoir ce que l'on doit faire
des résidus d'huile : reste de vinaigrette, huile de friture, huile des
sardines ou du thon en boîte...
Sachez qu'il ne faut sous aucun prétexte les jeter dans l'évier ou dans
les toilettes. Cela a pour conséquences tout d'abord de boucher les
canalisations, puisque l'huile et l'eau ne se mélangent pas, mais aussi
de diminuer la capacité de traitement des stations d'épuration et de
polluer durablement l'eau. Un litre d'huile se répandra ainsi en
goutelettes sur 1,000 metres carrés d'eau.
Le moindre mal,
c'est de jeter les toutes petites quantités d'huile à la poubelle. Pour
les quantités plus importantes, vous pouvez apporter l'huile usagée à
la déchetterie ou aux conteneurs spécialisés. De plus en plus de villes
en possèdent. Quant aux bouteilles d'huile, en verre mais aussi en
plastique, elles sont recyclables. Depuis 3 ans, en effet, le plastique
et les corps gras peuvent être séparés pendant le processus de
recyclage.
Tags : huiles alimentaires choisir recycler
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Sucre et sel : halte aux produits raffinés !
8/11/2009
Sucre et sel,halte aux produits raffinés !
 Ce sont des produits que l'on consomme tous les jours, sans vraiment se
poser la question de leur production : le sucre et le sel... Rien de
plus naturel, me direz-vous, que de servir au moment du café de beaux
morceaux de sucre bien réguliers, d'une blancheur immaculée... tout
comme il ne vous viendrait peut-être pas à l'idée de mettre sur la
table, quand belle-maman vient dîner, autre chose qu'une salière pleine
d'un joli sel bien blanc qui ne fait pas de grumeaux.
Eh bien, c'est effectivement très élégant, mais ce n'est pas du tout,
mais alors pas du tout naturel. Pour ressembler à ça, le sucre et le
sel ont subi tout plein de traitements chimiques. Cela s'appelle le
raffinage. Pour le sucre, par exemple, le produit est broyé, trempé
dans l'eau, traité à la chaux éteinte, clarifié, décoloré et raffiné.
Quant au sel, il est lui aussi traité chimiquement et des additifs sont
ajoutés pour qu'il ne s'humidifie plus au contact de l'air.
De sympathiques opérations, donc, qui ont un autre désavantage de taille : le sel raffiné n'a plus aucun oligo-élements, le sucre raffiné n'a plus ni vitamines ni minéraux.
Heureusement, il est de plus en plus facile de trouver du sucre et du sel à l'état brut, sans modifications chimiques.
Le
sucre tout d'abord : sachez qu'à l'état non raffiné vous ne trouverez
pas de sucre de betterave, car les résidus de la plante ont mauvais
goût. Il faut donc vous tourner vers le sucre de canne. Il en
existe plusieurs sortes. Le plus naturel, c'est le sucre qui possède
encore intégralement sa mélasse, le sirop qui est justement retiré au
cours du raffinage. Le jus de canne est donc tout simplement séché.
Cela donne du sucre rapadura ou bien du sucre roux complet, s'il est
cristallisé. Ce sont les plus riches en vitamines. Ensuite il y a le
sucre partiellement débarrassé de sa mélasse. Il est un peu moins fort
en goût. On l'appelle le sucre roux véritable. Il y également le sucre
de canne blond, encore plus doux...
Attention à ne tomber dans l'arnaque : vous vous promenez au
supermarché et vous apercevez un joli sucre roux... Il y a beaucoup de
chances que celui-ci ne soit qu'un sucre blanc raffiné coloré au
caramel... et que l'on vous vendra évidemment beaucoup plus cher ! Pour
éviter tout problème, tournez vous vers les produits bio ou commerce
équitable.
Vous pouvez aussi remplacer le sucre par du miel
ou par des sirops. Il y a le sirop d'érable que l'on connaît bien mais
aussi le sirop d'agave. L'agave, c'est un cactus originaire du Mexique
et son jus a un pouvoir sucrant très important tout en ayant un index
glycémique beaucoup plus faible que le sucre.
Du côté du
sel, c'est le même principe : préférez le le moins transformé
possible... vous avez le choix entre le sel gris marin et la fleur de
sel. Evitez là aussi l'arnaque qui consiste à vendre du sel blanc
raffiné enrichi en oligo-élements. C'est plus cher et c'est
complètement inutile, puisque tous ces oligo-élements se trouvent
naturellement... dans le sel non raffiné.
Tags : Sucre sel produits raffines
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Et si nous réduisions notre consommation de viande ?
8/11/2009
Et si nous réduisions notre consommation de viande ?
 Comment faire pour baisser l'impact de notre alimentation sur notre
environnement ? Privilégier les produits bio, acheter des fruits et
légumes de saison qui n'ont pas traversé la moitié de la planète en
avion... mais aussi manger moins de viande. Je sais, c'est un message
difficile à faire passer auprès de nous autres Français, grands
amateurs de boeuf bourguignon, de steack au poivre ou de blanquette.
Mais c'est sans nul doute un point très important.
Car la production de la viande, surtout celle de boeuf, rejette
énormément de méthane dans l'air, l'un des plus dangereux gaz à effet
de serre. Elle consomme beaucoup d'eau, des produits chimiques comme
les pesticides ou les hormones que l'on donne aux animaux pour grandir
plus vite... et enfin, la production de viande nécessite une surface
agricole très importante : pour produire 1 kg de viande, il faut 4 à 5
kg de céréales ou de grain. Conséquence : un hectare de terre planté de
carottes ou de riz suffit à nourrir 10 personnes, tandis qu'un hectare
de terre utilisé pour produire de la viande nourrit seulement 1 à 2
personnes.
Autant d'arguments qu'il faut prendre en compte
s'il l'on souhaite avoir une consommation durable. Mais attention,
cette chronique n'a absolument pas pour objectif de vous convaincre de
renoncer définitivement au rôti du dimanche. Devenir végétarien
implique en effet une grande motivation et une certaine sensibilité à
la cause animale, ce que nous avons pas tous.
Cette
chronique souhaite tout simplement informer ceux qui hésitent à
franchir le pas, ceux qui voudraient limiter leur consommation de
viande et qui ont peur d'avoir des carences ou qui ne savent pas par
quoi la remplacer.
Tout d'abord, le moindre mal est de
remplacer aussi souvent que possible la viande rouge au profit de la
viande blanche, qui rejette moins de gaz à effet de serre. Ensuite
préférez la viande bio qui produite sans engrais chimiques, sans
pesticides et sans hormones.
Enfin, sachez si que nous avons
tous besoin de protéines et de fer, nul d'entre nous n'a besoin de
consommer chaque jour, voire à chaque repas, de la viande.
En effet, on trouve également des protéines dans les oeufs, le lait ou
encore le fromage. Mais aussi, dans de très nombreux aliments non issus
des animaux : cela s'appelle les protéines végétales et dans l'idéal,
nous devrions en consommer autant que de protéines animales, ce qui
n'est pas le cas.
L'aliment qui en contient le plus, c'est
le soja. A consommer sous forme de farine, de lait ou encore de tofu,
qui est une sorte de pâte qui a assez peu de goût mais que l'on peut
facilement cuisiner.
Les deux autres sources de protéines
végétales, ce sont les céréales, complètes évidemment, comme le blé, le
quinoa, l'épeautre ou le riz, et les légumineuses, comme les haricots
secs, les lentilles ou encore les pois chiches.
La meilleure
association, pour ne pas avoir de carences en protéines et en fer, est
de consommer à chaque repas un aliment riche en protéines végétales et
un en protéines animales. Cela peut être des pâtes au gruyère par
exemple. Ou bien associer une céréale et une légumineuse. Une
association connue depuis des millénaires à travers le monde :
remarquez ainsi qu'on sert en Amérique du Sud du riz avec des haricots
rouges et au Maghreb de la semoule avec des pois chiches. Si vous
ajoutez à votre alimentation des laitages, des légumes verts et des
fruits, vous aurez tout bon. Ce régime a fait ses preuves depuis très
longtemps et il ne tient qu'à nous, Occidentaux fans de côtelettes, de
revenir – un peu – à ces bonnes habitudes...
Tags : reduir consommation viande
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
Yaourts, pain, smoothies : adoptez la mode du fait-maison !
8/11/2009
Yaourts, pain, smoothies : adoptez la mode du fait-maison !

Pétrir son pain dans sa cuisine… Concocter ses propres yaourts… Il y a
quelques temps encore, voilà qui était aussi ringard que de
confectionner des nappes au crochet. Avouer que vous possédiez une
machine à pain vous valait une réputation de Tatie Jeannette un peu
vieux jeu. Une époque pour le moins révolue : aujourd'hui, le fait
maison est furieusement tendance et toute fashionista qui se respecte
se doit de fabriquer ses propres jus de fruits dans son mixeur… ou
plutôt comme on dit aujourd'hui dans les magazines féminins, ses
propres smoothies dans son blender.
Alors, évidemment, l'idée n'est pas de tomber dans toutes les tendances
qui se présentent, mais avouons que celle-ci n'a que du bon :
économique, écologique et bon pour la santé, le fait-maison n'a que des
avantages.
Prenons tout d'abord le cas des yaourts maison.
Rien de plus facile. On peut faire des yaourts en cocotte minute ou au
four mais le mieux est d'acquérir une yaourtière, vendue en grande
surface et d'occasion sur Internet entre 30 et 50 euros. Il suffit de
mélanger un litre de lait et un yaourt, pour les ferments, de remplir
les pots en verre, de les mettre dans la yaourtière et c'est parti pour
8 heures à 12 heures de cuisson. Pas besoin de surveiller, la machine
s'arrête quand nécessaire. Pour des yaourts plus onctueux, mieux vaut
utiliser du lait entier - bio bien sûr - et ajouter quelques cuillères
de lait en poudre. Ensuite, on ajoute ce qu'on veut : confiture, sucre,
extrait de vanille, morceaux de fruits ou miel… C'est inratable,
délicieux, ça coûte deux fois moins cher que les yaourts du commerce et
il n'y a pas de déchets. En revanche, sachez qu'ils se conservent moins longtemps que les yaourts du commerce, puisqu'il n'y a pas de conservateurs.
Même
principe pour la machine à pain. L'appareil est un peu plus cher à
l'achat, entre 40 et 150 euros et un peu plus encombrant, il faut bien
l'avouer. En revanche, l'utilisation est tout aussi facile. Il suffit
d'avoir farine - complète et bio dans l'idéal - du sel et de la levure
de boulanger. La machine se charge ensuite du reste. Le coût de revient
est moins important, vous pouvez choisir des farines plus riches et
plus variées que la farine blanche raffinée habituellement utilisée
dans les baguettes du commerce.
Autre avantage : vous pouvez doser le sel ce qui est utile notamment pour les personnes souffrant d'hyper tension.
Les
yaourts et le pain maison : vous êtes sur la bonne voie ! Mais vous
pouvez également aller plus loin et faire vos glaces et sorbets
vous-mêmes. Comptez entre 40 et 80 euros pour une sorbetière. Vous
pouvez choisir vos parfums, doser vous-même le sucre, et bien sûr
réaliser des produits dépourvus des édulcorants, parfums de synthèse et
autres sympathiques additifs que l'on retrouve dans les glaces du
commerce.
Terminons enfin par les fameux smoothies. Ces
yaourts fouettés réalisés avec des fruits mixés, de la glace pilée et
du lait ou du yaourt sont très tendance. Il est vrai qu'ils sont
réalisés à base d'ingrédients sains et peu caloriques et sont bourrés
de vitamines. Une bonne raison de les adopter tout comme, plus
simplement, les jus et autres cocktails de fruits. Selon ce que vous
comptez faire, équipez-vous d'un presse-agrumes, d'un mixeur ou encore
d'un blender, entre 30 et 90 euros. Et vous pourrez oublier une fois
pour toutes l'insipide goût du jus de fruits chimique dans sa vilaine
bouteille en plastique...
Tags : Yaourts pain smoothies fait maison
Catégorie : Truc et Astuce - alimentation
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