Les lessives. Quelle est la plus naturelle ?
9/11/2009
Les lessives Quelle est la plus naturelle ?
 Pour cette toute première chronique « Consommons durable », je voudrais vous parler de la lessive. Vous
savez, cette lessive dont les publicitaires nous vantent les mérites de
longueur de spots, où l'on voit des draps au blanc éclatant et sentant
bon le jasmin sécher au soleil dans une verte campagne où coule un
gentil ruisseau...
Bien sûr, vous vous en doutez, la réalité
est bien moins réjouissante. La lessive est composée d'une dizaine de
produits différents, et la plupart d'entre eux ne sont guère
recommandables.
Certes, les lessives aux phosphates sont officiellement interdites
depuis 2007 en France en raison de leurs conséquences désastreuses sur
la qualité des eaux. Ces phosphates sont cependant toujours utilisés
dans les engrais de l'agriculture non biologique... mais ceci est une
autre histoire.
Dans les lessives, aujourd'hui, il n'y a
donc plus de phosphates mais il y a toujours du détergent, des agents
de blanchiments, colorants, azurants optiques qui donnent l'impression
que le ligne est plus blanc que blanc... Autant d'éléments qui se
déversent en masse dans la nature... puisqu'une famille consomme en
moyenne 10 kg de lessive par an. Sans compter bien sûr l'utilisation du
plastique, le suremballage et le transport de tous ces gentils produits
jusque dans votre machine à laver.
Que faire donc pour laver
ses chemises sans avoir le sentiment de ravager des cours d'eau ? Il y
a plusieurs solutions, rassurez-vous...
Tout d'abord, le moindre mal, c'est d'utiliser des lessives vertes...
comme Ecover, l'Arbre Vert ou Maison verte... Celles-ci n'utilisent que
des molécules végétales et elles s'engagent à réduire les dépenses
d'énergie tout au long du cycle de production de la lessive. Cependant,
cela reste justement de la lessive et comme l'avait pointé une étude de
60 millions de consommateurs, aucune d'entre elles n'est totalement
biodégradable.
Mais on peut aussi oublier totalement la
lessive, et revenir à l'essentiel : tout simplement le savon de
Marseille. Attention, pas le faux savon vendu en supermarché qui
contient des conservateurs, des colorants ou encore des graisses
animales... Non, le vrai savon de Marseille est vendu en savonnerie ou
en magasin bio et il contient au moins 72% d'huile d'olive.
Mieux encore, vous pouvez trouver sur Internet du savon d'Alep,
originaire de Syrie, qui contient encore davantage d'huile d'olive et
moins de soude caustique... Vous pouvez utiliser ces savons en
paillettes... ou bien le mélanger à de l'eau bouillante pour obtenir
une lessive liquide presque totalement naturelle.
Autre
possibilité : les balles de lavage. Elles se glissent dans le tambour
et battent le ligne... ce qui permet de réduire considérablement la
quantité de lessive utilisée... vous les trouverez en magasin bio...
Et
puis il y a aussi les noix de lavage, qui proviennent d'un arbre de
l'Inde et dont les coques possèdent de la saponine... d'où vient le nom
savon. C'est très économique, efficace et complètement naturel, même si
on ne peut pas nier que ces noix viennent de loin et que leur coût
carbone n'est donc pas négligeable.
Pour que le linge soit
plus blanc... vous pouvez ajouter aux noix du percarbonate de sodium, à
acheter lui aussi en magasin bio. Et pour l'odeur, il suffit de mettre
trois gouttes d'huile essentielle, de lavande par exemple, dans le bac
de rinçage... ça ne sentira pas autant que le jasmin chimique de
nos bonnes vieilles lessives... mais ce n'est finalement peut-être pas
si mal.
Tags : lessives naturelle
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Les produits d'entretien : que choisir ?
9/11/2009
Les produits d'entretien que choisir ?
 C'est le genre de produit qui ressemble à tout sauf à un ennemi : ça
sent bon, ça tue tous les microbes et c'est en général d'une jolie
couleur, genre bleu ou rose fluo... Vous avez deviné, il s'agit des
produits ménagers.
Et pourtant, pourtant, sous leurs aspects
sympathiques, ces produits sont de vrais plaies écologiques. Tout
d'abord, parce qu'ils sont fabriqués à base de dérivés du pétrole,
bourrés de parfums de synthèse et de molécules toxiques, autant de
composants qui se retrouvent très rapidement dans nos cours d'eau.
Mais aussi parce qu'ils délivrent dans l'air de votre douillet
appartement des COV, des composés organiques volatils, des molécules
qui peuvent aggraver l'asthme ou les allergies.
Et malgré
cela, nous autres Français, en achetons par bidons entiers. D'autant
que nos amis les publicitaires, eh oui, encore eux, ont réussi à nous
faire croire qu'il fallait un produit spécifique pour chaque pièce,
quasiment chaque meuble de la maison. Pensez donc, vous n'allez quand
même pas nettoyer votre salle de bains avec le produit fabriqué tout
exprès pour la cuisine ! Résultat, chaque ménage possède 4 ou 5
produits différents, qui ont tous soi-disant un effet bien ciblé et
qu'on paye à prix fort évidemment.
Et pourtant, il existe
des solutions toutes simples pour faire votre grand ménage de
printemps, des solutions à la fois écologique et économique.
Il
y a tout d'abord, et c'est un bon début, des produits d'entretien
labellisés « vert », type l'Arbre vert ou Ecover. On en trouve
désormais à peu près partout. Ces produits multi-usages remplaceront
avantageusement les bidons rose et bleus que vous entassez dans vos
placards.
Mais on peut également se débrouiller avec une
poignée de choses toutes simples : du savon noir, du vinaigre blanc et
du bicarbonate de soude et vous êtes paré face à la vilaine saleté.
Le savon noir tout d'abord. Il s'achète en bidons dans les magasins bio ou sur Internet.
Il s'agit d'un mélange 100% biodégradable d'huile de lin et de
glycérine, le plus souvent, et il sert à tout. Quelques cuillères à
soupe dilué dans de l'eau chaude fait merveille sur toutes les
surfaces, sauf les sols vitrifiés. Vous pouvez ajouter quelques gouttes
d'huile essentielle pour l'odeur.
Quant au vinaigre d'alcool
blanc, c'est le produit miracle, celui qui fait tout briller. ça coûte
trois fois rien, quelques centimes d'euros le litre, ça s'achète
n'importe où et ça sert à tout : à désinfecter, à détarter, à nettoyer
les vitres... Seule restriction : il ne faut pas l'utiliser sur du
marbre, sous peine de l'abîmer sévèrement.
Le bicarbonate de
soude, de son côté, remplace les produits à récurer, et désodorise.
Appliqué sur un chiffon humide, il permet de faire briller les verres
et de nettoyer le four. Versé directement en poudre dans une coupelle,
il élimine les mauvaises odeurs dans le frigo. Vous le trouverez dans
les drogueries, les magasins bio, ou tout simplement au supermarché, à
côté du sel.
Tags : produits entretien cov
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Quelle crème solaire choisir ?
8/11/2009
Quelle crème solaire choisir ?

A moins d'avoir choisi de passer l'été dans une grotte humide ou à
l'ombre de votre ordinateur, vous en aurez sans doute besoin. Pour un
week-end à la montagne ou pour un séjour aux Tropiques, la crème
solaire est en effet l'accessoire indispensable de tout vacancier qui
tient à sa peau. Mais la crème solaire classique, celle
dont nous nous tartinons le corps depuis l'époque des pâtés de sable,
est de plus en plus critiquée.
Pour le comprendre, il faut tout d'abord savoir que ces crèmes
transforment les rayons UV qui pénètrent dans la peau en rayons
non-nocifs. Pour cela, elles contiennent des filtres synthétiques, à
base de produits issus de la pétrochimie et de conservateurs de
synthèse. Autant de produits accusés de provoquer des allergies voire
des dérèglements hormonaux. Sans compter que la crème
solaire, utilisée par litres entiers par les touristes sur les plages,
se retrouve dans la mer. Et cela a des conséquences sur
l'environnement : les filtres chimiques sont en effet accusées de
détruire par exemple les micro-algues, indispensable à la vie des
coraux. Autant de raisons de considérer avec bienveillance les crèmes solaires bio, même si elles ne sont pas exemptes de tout défaut.
Sachez que ces crèmes ne fonctionnent pas sur le même principe que les
non-bio : ce ne sont pas des filtres, mais des écrans. Les rayons ne
sont pas donc neutralisés, ils sont réfléchis et ne pénètrent pas dans
la peau. Pour cela, les crèmes bio possèdent des écrans minéraux
d'origine naturelle comme le dioxyde de titane et l'oxyde de zinc. Des
micro-pigments qui n'ont pas d'effet secondaire connu, qui ont une
efficacité de longue durée, mais un inconvénient de taille : ils
forment sur la peau une couche blanche… pas vraiment très esthétique,
il faut bien l'avouer...
Certaines marques bio ont bien tenté de limiter cet effet « peau
blanche » en insérant dans leurs crèmes des nanoparticules. Mais vous
le savez sans doute, ces particules ultra fines, utilisées aussi bien
dans les cosmétiques que dans les pneus, sont très contestées. Leurs
effets sur la santé sont encore mal connus, mais de nombreuses
associations prônent la prudence. Difficile de savoir quels crèmes bio
en possèdent, puisque ce n'est généralement pas indiqué. Sachez
cependant que les produits certifiés Ecocert n'en contiennent pas. Vous
l'aurez compris, le produit parfait, celui qui nous protègera
parfaitement des rayons, qui ne sera pas soupçonné d'avoir des effets
secondaires, et qui laissera notre peau toute belle, n'existe pas
encore… En attendant, chacun se fera son opinion… sans oublier que la
meilleure protection reste de ne pas s'exposer… surtout en 11h et 16h.
Tags : creme solaire choisir
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
Labels cosmétiques : comment s'y retrouver ?
8/11/2009
Labels cosmétiques comment s'y retrouver ?

On en a tous forcément vu une au moins une fois... Vous savez, une de
ces pubs avec une jeune femme toute nue, pas vilaine la plupart du
temps, qui se savonne ou qui se met de la crème sur fond de musique
zen, juste avant que la voix off ne vante les mérites de ce produit
naturel fabriqué sans conservateur rien qu'avec des algues. Des algues
souvent bien entourée de produits issus du pétrole... mais ça la pub se
garde bien de nous le dire.
Car s'il y a un domaine où le bio est en pleine expansion, c'est bien
la cosmétique. Et difficile de s'y retrouver tant les marques jouent
sur les mots et sur les appellations pour nous faire croire que leur
crème qui fait les mains toutes douces est des produits verts...
vendues à un prix pas vraiment tout doux, lui en revanche.
Comment
alors faire pour éviter de nous tartiner de produits issus de la
pétro-chimie ou de molécules potentiellement cancérigènes tout ne
tombant pas dans l'arnaque ? Pas facile puisqu'il faut au moins un
diplôme de chimiste pour déchiffrer la composition de nos produits et
puisqu'il est impossible de compter sur le fameux logo AB, qui ne
concerne que l'alimentation. Dans la cosmétique, sachez-le, il n'existe
pas de label public garantissant un produit 100% bio, mais une
multitude de labels et certifications privés qui ne garantissent pas
tous la même chose.
Je vous propose donc d'examiner en détails quelqu'uns d'entre eux.
Il y a tout d'abord Ecocert : il s'agit d'un organisme français de certification.
Il prévoit que 95% des ingrédients présents dans le produit soient
d'origine naturelle, mais attention, seul 10% des ingrédients doivent
être bio. Les parfums de synthèse, les colorants de synthèse et les
silicones sont interdits.
Il y a également les deux labels CosméBio
(vert) et CosmétoBio Eco (bleu)… Tous deux sont décernés par une
association d'entreprises et garantissent la présence de 95%
d'ingrédients d'origine naturelle dans les produits... Pas de matière
issue de la pétrochimie, pas de colorant de synthèse et une préférence
pour les emballages recyclables.
Seule différence entre les deux, le pourcentage d'ingrédients bio dans
le produit : 5% pour le label Cosméto Eco contre 10% pour le label
Cosméto Bio.
Vous pouvez également vous tourner vers le
label BIDH : il s'agit d'un label allemand, certifié par un organisme
indépendant, c'est l'un des plus anciens en Europe, et il est très
rigoureux : pas de produit issu de la pétrochimie, pas de OGM, pas de
matière qui nécessite la mort d'un animal.
Enfin, il y a Nature et Progrès ,
une fédération qui regroupe agriculteurs, consommateurs et
distributeurs… C'est le seul label qui promette 100% d'ingrédient bio…
Il n'utilise aucune molécule chimique de synthèse… et sa production se
veut respectueuse de l'environnement…
Pour terminer, sachez
que nous avons la possibilité de remplacer une partie de nos produits
de beauté par des équivalents plus naturelles, comme le rhassoul ou les
eaux florales, nous y reviendrons en détails dans de prochaines
chroniques...
Tags : Label cosmetique
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
Efficace, inoffensif et naturel : adoptons le déodorant bio
8/11/2009
 Des sels d'aluminium, du paraben, du phénoxyethanol… Voilà la liste non
exhaustive de ce que l'on trouve dans la plupart des déodorants ou des
anti-transpirants achetés dans le commerce. Autant de substances fort
peu naturelles et nocives à notre corps comme à notre planète…
Beaucoup
d'entre nous le savent déjà… Mais comment faire ? Pas question de
laisser l'eau et le savon de Marseille veiller seuls à la bonne odeur
de nos aisselles… Nous autres écolos du 21ème siècle avons envie de
produits naturels mais on voudrait bien nous aussi comme dans la pub
pouvoir débarquer dans une soirée en robe blanche, les bras levés et
les aisselles fraîches et éblouir tous les hommes de l'assemblée! Ou
bien, tout simplement, ne pas être obligées de marcher les bras collés
contre le corps quand on rentre d'une dure journée de travail de peur
de faire défaillir nos compagnons de métro…
La solution existe, rassurons-nous : de plus en plus de marques bio proposent en effet des déodorants naturels.
Premier avantage : ils ne contiennent pas de sels d'aluminium. Ces sels
bouchent les glandes sudoripares, ce qui a pour effet de bloquer le
processus naturel de la transpiration. Le corps n'apprécie que
moyennement, il faut bien le dire. Les sels d'aluminium ont aussi été
accusés de provoquer des cancers du sein chez les utilisatrices, ce qui
a été démenti par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé. En tout cas, ils sont absents des déodorants bio, qui se
contentent eux de neutraliser les odeurs sans modifier le
fonctionnement normal du corps.
Dans les déodorants bio,
vous ne trouverez pas non plus de parabènes ou de phénoxyethanol. Ces
conservateurs suspectés d'être nocifs sont remplacés par des
équivalents naturels.
Que de bonnes raisons d'adopter un déo naturel.
Mais comme le monde est loin d'être parfait, celui-ci a deux défauts :
tout d'abord, il est nettement plus cher que son équivalent
traditionnel. Ensuite, certaines utilisatrices le jugent moins
efficace, surtout en cas de grosse transpiration.
Si vous
n'êtes pas convaincue, sachez qu'il y a des alternatives. Pensez tout
d'abord à la pierre d'Alun. Cette pierre translucide est 100%
naturelle. Appliquée sur la peau humide, elle resserre les pores et
neutralise les odeurs.
Contrairement aux sels d'aluminium, elle ne pénètre pas dans la peau,
ce qui la rend inoffensive. Autre avantage, elle est très économique :
une pierre de 60g dure environ un an. Attention en revanche aux
contrefaçons. En Asie sont fabriquées des pierres d'Alun synthétiques.
La vraie porte l'inscription « Potassium Alun », la fausse « Ammonium
Alun ».
Pour terminer deux recettes toutes simples. Sachez
que le bicarbonate de soude est lui aussi très efficace contre les
mauvaises odeurs et sans risques pour la peau. Et il est sans le
déodorant le moins cher existant ! Seul inconvénient, le bicarbonate de
soude colore les aisselles de blanc… ce qui peut être un peu embêtant
pendant l'été !
Enfin, le talc a parmi ses nombreuses
propriétés de limiter la transpiration. Pour plus d'efficacité, on peut
lui ajouter de la poudre de sauge.
Tags : deodorant bio
Catégorie : Truc et Astuce - savon, shampoin, lessive, cosmétique
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